Il y a près de 150 pays dans le monde, et il n’y en a qu’un qui s’acharne à vouloir faire de l’électricité avec de l’uranium: la France.
Presque tous ceux qui avaient tenté l’expérience sont en train de jeter l’éponge et se demandent bien ce qu’ils vont pouvoir faire de ces gros machins moches et polluants que sont les centrales.
Ceux qui poursuivent (la Chine, l’Inde et la Russie) sont, de toutes façons prêts à n’importe quoi pour avoir l’air plus malin que les autres. Et puis il y a les français.
Ils n’arrivent pas à construire leur EPR qui devait être LA centrale du futur. Ils ne se décident pas à fermer celle de fessenheim, très âgée et qui commence à fuir de partout. iIs n’ont aucune idée sérieuse de ce qu’il faudrait faire des déchets qui s’accumulent… Et pourtant, ils persistent à promettre un avenir nucléaire radieux, qui offrira gloire, richesse et indépendance au pays. Allez comprendre…

première hypothèse expliquant cet acharnement : nous avons les meilleurs ingénieurs du Monde et nos centrales sont si parfaites que dans mille ans elles tourneront encore (c’est la version officielle).
Seconde hypothèse : On n’a pas plus d’idée que de pétrole.

Dans ce numéro, on vous propose de comprendre un peu ce qu’il y a sous le dôme de béton d’un réacteur, et aussi ce qui peut s’en échapper fortuitement… ça donnera une excuse supplémentaire à votre cancer (en plus des pesticides, des vapeurs d’essence, du stress et de tout le reste…).
Allez, courage à tous!

Pr Noyau
Université de Trou-les-Pommes